Rue de meaux

Architecte : Renzo Piano - RPBW

Détails du projet

  • Référence : 2005-066
  • Chef(s) de projet : Gontran DUFOUR - Robert-Jan van SANTEN
  • Ancien(s) chef(s) de projet : Emilie JOET
  • Expertises : Expertise
  • Maître d'ouvrage : MMA
  • Emplacement : Paris
  • Spécificités : Site occupé
  • Typologie bâtiment : Logements
  • Travaux : Réhabilitation

C’est dans le cadre d’une expertise que nous sommes sollicités à entrer au 64 rue de Meaux à Paris pour des questions de défaut des panneaux en CCV. C’était la bonne occasion, pour y retrouver Maria Salerno et Bernard Plattner , amis et collègues de Robert-Jan lorsqu’il travaillait chez Renzo PIANO. Un retour aux sources qui s’est traduit par une association entre RPBW et OP-EN comme maitrise d’oeuvre de l’opération de maintenance lourde des façades de l’ensemble immobilier de MMA.

Indépendant du contexte conflictuel de l’expertise, notre premier exercice a été de déterminer et de repérer les ouvrages qu’on pouvait réparer et ceux qui nécessitaient un remplacement complet. Cet arbitrage nous a conduits a prescrire le remplacement de tous les panneaux des cages d’escalier (les plus grands) ainsi que 2 panneaux de façade de logements.

L’occupation des lieux imposa une méthode d’intervention en site occupé, avec le remplacement de panneaux réalisant la façade de certains logements. Avec une reproduction à l’identique, les panneaux coulés-vibrés en CCV de 4.8m x2.8m représentent encore une prouesse technique tant dans leur fabrication, transport en limite de gabarit routier, que dans leur mise en oeuvre notamment avec la présence des occupants dans l’immeuble.

Dominique Stoeux , de l’entreprise Betsinor, déjà présent à l’origine avoue ne pas avoir reproduit l’expérience après celle-ci en 1990, mais l’ayant déjà réalisé une fois, il se devait de reconduire l’exploit avec une ATEx en prime. Puis lors des échanges fructueux avec Maria et Bernard, est venue la question des façades des magasins sur rue. Renzo Piano n’était pas satisfait du résultat, il fallait proposer de faire évoluer ces façades et profiter de cette occasion pour traiter l’attique de l’ensemble immobilier. Il fallait convaincre notre maitre d’Ouvrage, MMA, qu’un simple ravalement ne suffisait pas mais qu’il fallait revoir ses boutiques et surtout que le sacrifice originel de l’attique ne pouvait subsister plus longtemps. C’est dans ces moments où l’union fait la force surtout en compagnie de l’agence RPBW !

La discussion ne dura pas très longtemps, l’économie nous la trouvons en ne traitant que les attiques des bâtiments sur rue. MMA accepta l’évolution architecturale de son ouvrage. C’est un chantier mémorable, le lieu est habité par des architectes adeptes du travail de Renzo Piano, avec qui nous travaillons par ailleurs. Le logement de Maria doit faire l’objet d’un remplacement de panneau de façade. Chaque loggia doit être accessible pour traiter les faces intérieures des panneaux… J’étais informé en temps réel de chaque dérapage de l’entreprise. C’est cette participation collective et surtout le respect de l’entreprise vis à vis des contraintes draconiennes de son marché à qui l’on doit cette fabuleuse rénovation d’un ensemble de bâtiment qui fut lauréate de l’Equerre d’argent 1991.